Nous sommes le 21 avril 2026,
et on emmerde toujours
le Front national.
Année après année, les 21 avril restent des dates particulières.
Beaucoup de camarades et d’ami·es se souviennent de leur souffle coupé, de leurs larmes, de leur incompréhension le 21 avril 2002, quand le fondateur du Front national s’est qualifié au second tour de l’élection présidentielle.
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J’avais 15 ans, et ce soir-là, avec beaucoup d’autres, je sortais de l’insouciance. Je m’engageais.
Le lendemain, nous protestions devant mon lycée, scandions dans les rues de Valence que ce résultat n’était pas le nôtre.
La jeunesse emmerdait le Front national.
Quand je l’entends encore en manifestation, je me dis que rien n’est perdu.
Et quand la France pleure Lionel Jospin, je me dis qu’à l’aube de 2027, ce 21 avril 2002 est bien proche.
Je ne veux pas infliger 5 ans d’extrême droite au pouvoir à notre jeunesse, à nos travailleurs, à nos aînés. Le plus bel hommage que nous puissions rendre à Lionel Jospin est de tirer toutes les leçons de son échec, pour qu’il ne soit pas une nouvelle fois le nôtre.
En 2002, il était Premier ministre, chef d’une vaste majorité qui rassemblait toute la gauche. Et il était éliminé au premier tour.
Parce que chaque parti a soutenu un candidat différent,
la gauche fragmentée a raté le second tour de moins de 200 000 voix.
Elle en cumulait pourtant 9 millions.
Jean-Marie Le Pen, moins de 5 millions.
Puis il y a eu 2017. Puis 2022. Nous devons rompre avec ce cycle. Sinon, l’histoire regardera notre égocentrisme comme nous avons regardé notre échec il y a 24 ans. Ou pire. Parce qu’à un an d’une élection présidentielle, l’extrême droite n’a jamais été aussi haute dans les sondages. Elle n’a jamais été aussi normalisée. Pourtant, elle n’a jamais été aussi dangereuse.
- Dans ses villes, elle renie l’Union européenne et annule les marches des fiertés.
- À l’Assemblée nationale, 83 de ses députés sont condamnés ou épinglés pour racisme, antisémitisme, complotisme, sexisme, homophobie, violence…
- Au Parlement européen, elle vole dans les caisses, invite des instigateurs de la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+, trumpise la politique migratoire et refuse de voter pour un accès sûr à l’avortement.
- Dans le monde, elle persécute les minorités, sert les puissances de l’argent et ses propres intérêts, répand la haine, la guerre et la pauvreté parmi les peuples.
Ce n’est qu’un maigre résumé et un faible aperçu. Face à cela, l’élimination de la gauche au premier tour n’est ni écrite, ni inéluctable. Mais je ne connais qu’une piste : l’union. L’union la plus large possible de la gauche démocrate et des écologistes derrière une seule candidature.